Samantha Davies, le sourire du Vendée globe.

Si le classement du Vendée globe prenait en compte la qualité des photos envoyées par les navigateurs depuis leur bateau, la bonne humeur des skippers sur leurs vidéos, ou le nombre de leurs sourires sur les clichés, Samantha Davies pourrait espérer gagner le tour du monde en solitaire, haut la main !.

L'autre, elle se filme en gros plan en train de rire sous son bonnet, avec ses couettes qui dépassent.
Ajoutez au tableau des yeux bleus pétillants, et une grosse pointe d'accent anglais à la Jane Birkin, le tout sur fond d'un voilier très coloré, et la Britannique de 34 ans est devenue le rayon de lumière d'une course décimée par 18 abandons.
La facture de communication risque d'être salée, mais ces images font le ravissement des internautes branchés sur le site de l'organisation, et le bonheur des monteurs qui préparent les résumés quotidiens de l'épreuve pour les chaînes de télévision. Son sponsor, la branche féminine de Quicksilver, une marque de vêtements de surf, ne doit pas regretter de lui avoir confié la barre d'un monocoque de 60 pieds (18,28 m) en 2007.

La première femme de la flotte, devant sa compatriote Dee Caffari (huitième sur Aviva), occupe la quatrième place, à 1950 miles de Michel Desjoyeaux, en tête sur Foncia.
Certes, la "petite Anglaise" a profité des déboires de ses concurrents pour grimper dans la hiérarchie.
En passant (il y a une semaine) le cap Horn, elle est tout de même allée aussi vite, pour l'instant, que l'actuel leader lors de sa victoire il y a 8 ans.

En plus d'avoir un joli minois, un vrai don pour communiquer et un goût certain pour les nouvelles technologies – elle est titulaire d'un master en ingénierie obtenu à Cambridge - , Samantha Davies a aussi une solide expérience maritime.

En 1998, la jeune femme faisait partie d'un équipage entièrement féminin qui avait tenté de battre le record du monde à la voile sur un maxi-catamaran, avant d'être arrêtée par un démâtage.
Elle a ensuite suivi la filière classique des apprentis-solistes en participant à la mini-Transat, et à la solitaire du Figaro.

Désormais citoyenne de Trégun (Finistère), où elle vit avec un skipper français, Samantha Davies fait toujours partie des "élèves" du centre.

« C'est un bonheur de travailler avec elle,souligne Christian le Pape, le directeur du pôle. Elle est toujours en forme et ne se plaint jamais. Ce n'est vraiment pas quelqu'un qui pose soucis. En plus, c'est une besogneuse qui maîtrise très bien les logiciels informatiques utilisés pour la météo».
Elle sait aussi très bien manier un appareil photo numérique.

Pascal Charrier Journal "La Croix".
Allez, au plaisir de vous lire...